L'Association des industries de produits de construction (AIMCC) a récemment publié les conclusions de son enquête annuelle, dressant un tableau mitigé de l'année 2025 pour le secteur. L'étude, menée auprès de 21 entreprises représentatives, met en lumière une période caractérisée principalement par une stabilité, voire un déclin, de l'activité, contrastant avec des efforts notables de maintien de l'emploi. Alors que 2025 a été une année de défis, les projections pour 2026 révèlent des perspectives inégales, appelant à des mesures stratégiques pour stimuler la reprise.
Les résultats de l'enquête soulignent une conjoncture difficile pour les industriels du bâtiment en 2025. La majorité des répondants ont signalé une stagnation ou une diminution de leur chiffre d'affaires, attribuée à l'instabilité politique, aux contraintes réglementaires et à une demande insuffisante. Cependant, face à ces obstacles, une forte proportion d'entreprises a réussi à préserver ses équipes, témoignant d'une volonté de stabiliser l'emploi malgré la contraction du marché. Pour 2026, l'incertitude demeure, avec une division des avis entre une reprise modérée, une stagnation continue ou un approfondissement de la baisse d'activité.
Bilan 2025 : Une Année de Stabilité Fragile et de Contraction Économique
L'année 2025 s'est révélée délicate pour les industries de la construction, comme l'indiquent les résultats de l'enquête menée par l'AIMCC auprès de 21 organisations professionnelles du secteur. Une majorité significative des entreprises sondées (trois quarts) a déclaré une activité stable ou en recul par rapport à l'année précédente. Plus précisément, un tiers des participants ont maintenu un chiffre d'affaires stable, tandis qu'une part importante (environ 70%) a enregistré des baisses d'activité allant de -1% à -20%. Cette contraction est principalement imputée à un environnement politique instable, à des réglementations strictes et à une insuffisance de la demande, créant un contexte économique peu propice à l'expansion.
Malgré ces performances économiques sous pression, les industriels ont fait preuve d'une résilience remarquable en matière d'emploi. Environ 70% des entreprises interrogées ont réussi à maintenir, voire à augmenter, leurs effectifs. Cette tendance est particulièrement visible dans le secteur du second œuvre (80% de maintien des effectifs) et, dans une moindre mesure, dans le gros œuvre (60%). Ce maintien de l'emploi reflète une stratégie des entreprises visant à préserver leurs compétences et leur capacité de production, anticipant une éventuelle amélioration future du marché. Néanmoins, l'AIMCC avertit que la persistance des difficultés pourrait entraîner des réductions d'effectifs dans le gros œuvre et le second œuvre en 2026 si la conjoncture ne s'améliore pas.
Perspectives 2026 : Entre Espoir de Reprise et Craintes de Déclin
Les projections pour l'année 2026 révèlent un paysage économique fragmenté et incertain pour le secteur de la construction. Seul un tiers des industriels interrogés par l'AIMCC anticipe une reprise modérée de l'activité. Une proportion équivalente s'attend à une stagnation, voire à une faible diminution de leurs opérations. Plus préoccupant encore, 16% des répondants craignent une baisse significative de leur activité, potentiellement entre -5% et -15%. Ces prévisions hétérogènes se manifestent différemment selon les segments du bâtiment, avec 40% des acteurs du gros œuvre envisageant une croissance, tandis que 60% de ceux du second œuvre tablent sur une stabilité.
Face à ces défis et à cette incertitude, l'AIMCC identifie plusieurs domaines prioritaires pour les industriels, incluant la maîtrise des coûts, la gestion des données, la décarbonation, la transformation numérique et la formation des employés. Pour soutenir le secteur, l'association préconise des actions concrètes au niveau national, notamment en faisant du logement une priorité pour répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs. Elle insiste également sur l'importance de la rénovation, de la décarbonation et de l'économie circulaire, appelant à l'adoption de réglementations efficaces et concertées, sans surcharge administrative, qui s'inscrivent dans une cohérence entre les niveaux français et européens. L'innovation et la formation sont également soulignées comme des piliers essentiels pour une reprise durable de l'industrie.